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NON
! à l'impunité des criminels de guerre
L'inculpation
du président Charles TAYLOR pour crimes contre l'humanité,
crimes de guerre et violation du Droit Humanitaire international
par le tribunal Spécial de l'ONU pour la Sierra Léone
le mercredi 04 juin 2003, est une décision salutaire.
Créé
en réponse des graves crimes internationaux ( crimes de guerre,
crimes contre l'humanité, génocides et à l'impunité)
souvent commis lors des conflits armés internes ou externes
, ce tribunal Spécial de l'ONU a bien réagi en inculpant
Charles TAYLOR.
Le président TAYLOR est responsable de grave crimes commis
pendant le conflit libérien , mais aussi en partie de l'instabilité
de la sous région ( Cote d'Ivoire , Guinée , Casamance
) sans compter la prolifération des armes légères
dont l'une des principales sources est le Libéria .
La Rencontre
Africaine pour la Défense des Droits de l'Homme ( RADDHO)
:
· Estime qu'aucune paix juste et durable ne saurait prospérer
sans le respect du triptyque : paix , justice et réconciliation
nationale ;
· Regrette que toutes les dispositions relatives à
l'arrestation de TAYLOR n'aient pas été prises à
temps pour le mettre hors d' état de nuire ;
· Encourage les pays africains à signer , ratifier
et intégrer dans leurs législations internes les dispositions
du statut de la cour pénale internationale pour lutter efficacement
contre l'impunité .
Aujourd'hui
l'Afrique du Sud est l'unique pays du continent à avoir mener
à terme cette procédure( seize pays africains ont
signé et ratifié le statut de Rome et trente l'ont
seulement signé).
Le Sénégal,
premier pays au monde a avoir ratifié le statut de la CPI
en février 1999, doit prendre les dispositions idoines pour
l'harmonisation du traité avec sa juridiction interne, de
manière à être le deuxième pays africain
après l'Afrique du Sud.
Fait à Dakar le 06 juin 2003
Le
Secrétariat Général
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