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Le
Sénégal ne doit pas être une alternative à
la mort du droit d'asile en Europe
Selon des informations
concordantes publiées par la Tribune de Genève du
19 décembre 2002 et reprise par la presse nationale, la Suisse
veut " faciliter l'identification et le rapatriement des demandeurs
d'asile d'Afrique de l'Ouest déboutés " en les
débarquant à Dakar pour un transit de 72 heures.
Nous estimons
que la présence au Sénégal d'ambassades d'Etats
de l'Afrique de l'Ouest non représentés à Berne
ne peut justifier un tel accord entre la Suisse et le Sénégal,
pays de la " Teranga ".
Dans plusieurs pays Européens et particulièrement
en Suisse, on assiste à une érosion profonde et continue
du droit d'asile. Il est scandaleux que le Sénégal
qui assure la présidence de la CEDEAO soit l'alternative
par rapport à la mort du droit d'asile dans les pays européens.
Même si
l'identification des requérants d'asile africains reste un
des problèmes majeurs pour les gouvernements des pays du
Nord, nous ne comprenons pas le sens de cet accord qui non seulement
est contraire aux principes contenus dans les accords de la CEDEAO
régissant les libertés de mouvement des personnes
au sein de la communauté mais pourrait être perçu
comme une pomme de discorde dans les relations de bon voisinage
entre pays de la sous-région.
Il est regrettable
que plusieurs accords du même type soient en cours ou sont
entrain d'être proposés par les pays occidentaux qui
cherchent à faire de nos pays des " dépotoirs
" contre l'aide au développement.
Le Réseau
Ouest Africain pour les Réfugiés et les Personnes
Déplacées (WARIPNET) et la RADDHO met en garde les
Etats de la sous-région contre un tel accord qui consacre
la mort du droit d'asile en Europe et exigent que cet accord soit
purement et simplement remis en question, car c'est une insulte
pour les africains de l'ouest.
Fait à Dakar, le 06/01/03
Ont signé
:
Le WARIPNET
et La RADDHO
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