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Création de la Cour Pénale Internationale
La RADDHO se
réjouit profondément de la création de la Cour
Pénale Internationale devenue effective depuis le 1er juillet
2002 .
Ratifiée
par soixante dix (70) pays dont quinze pays africains (Sénégal,
Ghana, Mali, Botswana, Sierra Léone, Gabon, Afrique du Sud,
Nigeria, République Centrafricaine, Bénin, Iles Maurice,
République Démocratique du Congo, Niger, Ouganda),
la CPI est la première juridiction internationale et permanente
compétente pour juger les auteurs de crimes de guerre, de
crime contre l'humanité et de crime de génocide.
La RADDHO estime
que cela constitue un véritable pas de géant dans
la lutte contre l'impunité.
Elle exprime
sa profonde inquiétude par rapport aux tentatives de l'Administration
Bush visant à tuer dans l'uf cette juridiction pénale
internationale, pour simplement éviter que les citoyens américains
auteurs de crimes de guerre ou de crimes contre l'humanité
ne soient jugés par la Cour Pénale Internationale.
Les Etats Unis
qui sont la seule puissance au monde à produire un rapport
annuel sur les droits humains, qui ont produit la déclaration
d'indépendance et qui régulièrement s'érigent
en donneur de leçons en matière de droits humains
violent par là même le principe fondamental de l'égalité
entre les hommes.
Au nom de quoi,
le Soldat Américain, devrait-il jouir d'une totale impunité
pour ses graves atteintes aux droits humains ?
La même
interrogation est valable pour la France qui est l'artisan de l'Art
124 de la Cour Pénale Internationale qui, également
autorise le soldat français à commettre des crimes
de guerre en toute impunité pendant sept (7) ans.
La RADDHO invite
la communauté internationale et singulièrement l'opinion
publique américaine à faire pression sur l'administration
Bush pour qu'elle respecte les principes qui fondent la création
des Etats Unis. La liberté, la justice et l'égalité
entre les personnes.
En ce qui concerne
la Cour Africaine des droits de l'homme et des peuples, le Protocole
additionnel a été adopté par l'Assemblée
Générale des Chefs d'Etat et de Gouvernement de juillet
1998, seules quinze (15) ratifications suffisent pour son entrée
en vigueur.
Paradoxalement,
cinq Etats l'ont encore ratifiées (Mali, Sénégal,
Gambie, Ouganda et Burkina Faso).
Pour la RADDHO,
la seule façon d'éviter l'humiliation aux africains
d'être les seuls à comparaître à la Cour
Pénale Internationale est de travailler au renforcement de
leurs propres juridictions :
- En ratifiant
le protocole additionnel relatif à la création de
la Cour Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples (CADHP) ;
- En intégrant dans leur législation interne les dispositions
de la CPI, relatives aux crimes de guerres, au crime contre l'humanité
et au génocide.
Convaincue que
l'Afrique ne doit pas être en reste dans la lutte contre l'impunité,
La RADDHO lance
un appel aux pays du Maghreb arabe pour qu'ils signent et ratifient
les Statuts de la CPI et le Protocole additionnel relatif à
la création de la Cour Africaine des Droits de l'Homme et
des Peuples.
Fait à
Dakar le 1er Juillet 2002
Le Secrétaire
Général de la RADDHO
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