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Manifestations
de Bargny : Cultiver le dialogue et bannir la violence
La RADDHO a
été saisie par les victimes des violences policières
consécutives aux manifestations des 28 février, 1er
mars et 06 mars 2003 organisées par les jeunes de Bargny
.
A L'issue des
manifestations du 28 février 01mars, douze personnes ont
été arrêtées et entendues. Et au lendemain
des manifestations du 06 mars 2003, deux policiers ont été
grièvement blessés et une vingtaine de personnes arrêtées
et détenues au Commissariat de Rufisque dans des conditions
inhumaines et dégradantes .
La RADDHO :
- Considère
que la manifestation est une des formes d'expression de la liberté
d'expression, c'est un droit fondamental de l'homme, c'est souvent
son interdiction qui secrète la violence ;
- Invite tous
les partenaires dans ce cas d'espèce à renforcer
la culture du dialogue et de la concertation et de bannir le recours
à la violence ;
- Invite les
autorités publiques à un examen attentif et rigoureux
de la question foncière qui est à la base de beaucoup
de conflits en Afrique ;
- Considère
que la question de la pollution de l'environnement par l'usine
SOCOCIM est très sérieuse et constitue une préoccupation
légitime des populations ;
- Et appelle
les autorités administratives, la SOCOCIM et les représentants
des populations de Bargny à engager un débat sain
pour trouver une solution durable.
Fait à
Dakar, le 10 mars 2003
Le Secrétariat
Général
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