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Le
Sénégal ne doit pas être un autre Sanghatte
en Afrique
Aujourd'hui,
la RADDHO et le WARIPNET se réjouissent de la réaction
de l'opinion nationale, notamment la classe politique et les médias
et de l'opinion internationale (Amnesty International/section Suisse,
l'association des Sénégalais de Suisse et Espoir plus
/Tiers monde.
Nous espérons
que les autorités politiques sénégalaises et
suisses ont pleinement pris conscience des enjeux relatifs aux droits
humains et particulièrement au droit d'asile qu'un tel accord
implique.
La RADDHO et
le WARIPNET invitent la société civile et les organisations
politiques et syndicales à rester vigilantes pour empêcher
la signature d'un tel accord et qui non seulement ternirait l'image
du Sénégal mais constituerait une grave pomme de discorde
entre le Sénégal et les autres pays africains.
Même si
l'identification des requérants d'asile africains reste un
des problèmes majeurs pour les gouvernements des pays du
Nord, nous ne comprenons pas le sens de cet accord qui non seulement
est contraire aux principes contenus dans les accords de la CEDEAO
régissant les libertés de mouvement des personnes
au sein de la communauté.
Il est regrettable
que plusieurs accords du même type soient en cours ou sont
entrain d'être proposés par les pays occidentaux qui
cherchent à faire de nos pays des " dépotoirs
" contre l'aide au développement.
Nous voyons
mal comment le Sénégal pourrait réussir ce
que la Cote d'Ivoire et le Ghana n'ont pas pu faire. Ces deux pays
ont eu à expérimenter une telle pratique jusqu'en
1999 avant de la dénoncer pour diverses raisons.
- " Les
personnes renvoyés étaient détenues dans des
conditions exécrables " selon l'organisation Suisse
d'Aide aux Réfugiés ( OSAR) dans sa publication de
mars 2000.
- Les séjours auraient parfois tendance à durer bien
au-delà des 72 heures.
- L'obtention de documents n'était pas facilité en
Cote d'Ivoire malgré la présence de représentations
diplomatiques.
- Le contrôle de la Confédération Suisse ont
été lacunaire et les personnes dont les cas n'arrive
pas à être réglé ne seraient pas toutes
ramenées en Suisse, mais s'évanouissent dans la nature
Le Réseau
Ouest Africain pour les Réfugiés et les Personnes
Déplacées (WARIPNET) et la RADDHO met en garde les
Etats de la sous-région contre un tel accord qui consacre
la mort du droit d'asile en Europe et exigent que cet accord soit
purement et simplement remis en question, car c'est une insulte
pour les africains de l'ouest.
La RADDHO et
le WARIPNET appellent les gouvernements, les organisations politiques
et de la société civiles africaines à rejeter
les propositions consacrant la fin au droit d'asile dans les pays
européens.
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